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La vie des institutions analytiques n’est pas un long fleuve tranquille

Poitiers, le 15 septembre 2018,

La vie des institutions analytiques n’est pas un long fleuve tranquille. Il y a des cataractes. Ce n’est pas non plus le fleuve de boue de l’occultisme dont Freud voulait se protéger par les digues de la science. Ce n’est pas toujours non plus ce fleuve de feu que Lacan reconnaît dans l’œuvre de Freud. Je ne suis pas sûr d’ailleurs que cette métaphore fluviale plus ou moins canalisée pour les besoins de la cause soit pertinente. J’aurais pu prendre celle du courant marin, la « grande dérive nord-atlantique », dérive que Lacan propose pour traduire le drive ou le Trieb de la pulsion. En tout cas s’il y a encore une vie dans les institutions analytiques, c’est bien dû à Lacan qui a repris au long cours le désir de Freud, ce fleuve de feu qui se fraie un passage difficile et dangereux dans un univers antipathique. Lacan n’était pas spécialement optimiste sur la vie  future de la psychanalyse. Mais il se consolait à l’idée que même vaincue par les résistances, il en resterait  des écrits, des mathèmes abandonnés sur le terrain auxquels un nouveau désir pourrait restituer leur virulence par une nouvelle lecture.

Quelques mots d’histoire de notre association et de sa lignée.

L’ALI est née en 1982 sous le nom d’Association freudienne. Son histoire, Melman la rapporte dans une interview qu’on peut trouver sur le site Freud-Lacan.com. Un peu avant la mort de Lacan, il y eut de grosses secousses : dans le cartel dont je faisais partie, chacun se retrouvera plus tard dans un groupe différent. Après sa mort, beaucoup d’élèves dont j’étais qui ne se reconnaissaient pas dans le groupe de Miller, ni dans le groupe dit du référé, se sont retrouvés assez démunis. On s’est retrouvé spontanément dans le CERF, ce bref rassemblement d’élèves anti-Miller de Lacan, qui semblait pouvoir nous héberger.  Sa dispersion rapide, selon Melman, est liée la divergence des positions de chacun vis-à-vis de Lacan. Ce qui selon lui répète à l’identique ce qui s’était passé autour de Freud et après sa mort. Il estime que ça ne dépend pas des personnes mais qu’il s’agit de faits de structure en tant que non analysés. Cela fait question. D’abord qui pour analyser ces faits de structure en temps réel ? Ensuite faut-il admettre que ces situations sont l’inverse de la pièce de Pirandello : non pas des personnages en quête d’auteur mais une pièce déjà écrite qui trouve immédiatement des acteurs pour chaque rôle prévu par le scénario ? C’est bien possible.

Je reviendrai sur ce que Charles Melman a essayé de faire en fondant avec quelques autres mais avec le privilège de l’ancienneté, l’Association Freudienne et pourquoi association plutôt que société ou école. Je ne vous exposerai pas la situation actuelle mais on pourra en parler après si vous le souhaitez.

Notre association est née de la dissolution de l’EFP et de la certitude que l’Ecole de la cause freudienne n’était pas son héritière légitime quoique fondée par l’héritier légal. L’école freudienne de Paris EFP avait été fondée par Lacan en 1964, dans un contexte bien différent, par suite de l’ « excommunication » de Lacan. C’était le prix à payer par les démissionnaires de l’ « Institut » (SPP) réunis depuis 10 ans autour de Lacan, Dolto, Lagache, Favez-Boutonnier dans la Société Française de Psychanalyse, pour être reconnus par l’IPA.

Ce qui nous ramène 10 ans plus tôt à la scission de 1953. Son histoire est rapportée dans un supplément au n°7 d’Ornicar ? bulletin périodique du Champ freudien. Cette scission de 1953 –qui avait été à l’origine de la fondation de la Société Française de Psychanalyse, dite « le groupe de Lagache », avait été quasiment subie et non voulue par les « scissionaires ». Au départ il s’agissait seulement de ne pas accepter la création à l’initiative de Sacha Nacht d’un Institut de Psychanalyse sur le modèle d’un enseignement universitaire très peu adapté à la transmission de la psychanalyse. De plus les statuts de ce projet mettaient les élèves dans une position de sujétion totale à l’égard de leurs maîtres-enseignants-analystes1. Il s’agissait surtout d’un coup de force qui déchargeait totalement au profit de l’Institut la Société Psychanalytique de Paris de l’enseignement, de la formation et l’habilitation des psychanalystes. Société dont Lacan était néanmoins élu président dans le même temps qu’elle se réduisait à une simple société savante. Il y eut alors une révolte des élèves contre les conditions qui leur étaient faites et Nacht en attribua la cause à Lacan…

Devant un vote de défiance à son égard le 16 juin 1953, Lacan démissionne de la présidence de la SPP. Lagache en tant que vice-président donne alors lecture d’un texte tout prêt annonçant sa démission de la SPP en compagnie de Favez-Boutonnier et Dolto. Là-dessus Lacan lui aussi donne sa démission de la SPP, suivi par Mme Reverchon-Jouve.

Les maîtres de l’Institut ont tout fait pour que le nouveau groupe dit « de Lagache », la SFP, très actif et qui avait emporté avec lui beaucoup d’élèves de la SPP ne soit pas reconnu par l’IPA. Alors que chacun de ses fondateurs en avait été membre.  La technique de Lacan avait été mise en avant pour justifier cette mise à l’écart alors que de l’avis même de Lagache tout le monde était défavorable à sa technique des séances raccourcies et que Lacan, en conséquence, avait accepté que ses analyses didactiques se plient aux standards exigés par l’IPA : au moins 3 séances par semaine de ¾ d’heure … C’était donc un prétexte, quoique, à l’époque, les divergences théoriques étaient telles dans l’IPA qu’il n’y avait que sur le maintien strict des règles de la cure que chacun était d’accord.

Dans sa lettre du 17 juillet 1953 à Loewenstein, son ex-analyste parti aux E-U, lettre destinée à l’informer de la situation, Lacan se confie : « Je puis vous dire que ce que cette épreuve m’a appris quant à la manœuvre et quant à la faiblesse des hommes est de nature à ce qu’une page soit tournée dans ma vie. J’ai vu comment un ami2 glisse à chaque pas plus loin dans le sens où une pression plus forte que lui l’entraîne contre vous, à quels abandons les meilleurs viennent vous conseiller d’accéder, en prenant votre bien pour prétexte, la légèreté avec laquelle chacun considère ce qui ne touche pas directement ses intérêts immédiats.. »

Son séminaire L’éthique de la psychanalyse (1959-60) n’aurait sans doute pas vu le jour sans cette expérience. Vous entendez dans sa lettre un des thèmes essentiel de ce séminaire : « Ce que j’appelle céder sur son désir, est toujours quelque chose […] qui s’accompagne dans la destinée du sujet de quelque trahison. […] Ou que le sujet trahit sa voie, et c’est sensible pour le sujet lui-même, ou plus simplement […] que quelqu’un avec qui il s’est plus ou moins voué à quelque chose, ait trahi son attente, n’ait pas fait à son moment ce que comportait le pacte. Pacte quel qu’il soit, faste ou néfaste, précaire, à courtes vues, voire de révolte, voire de fuite, qu’importe. Autour de la trahison quelque chose se joue quand on la tolère. Celui qui, poussé même par l’idée du bien – j’entends du bien de celui qui l’a trahi à ce moment-là – cède au point de rabattre ses propres prétentions, au point de se dire, eh bien, puisque c’est comme ça, renonçons à notre perspective, ni l’un ni l’autre, mais sans doute pas moi, nous ne valons mieux, rentrons dans la voie ordinaire, c’est là que vous pouvez être sûr que se trouve la structure qui s’appelle céder sur son désir. » Il ajoute : « Et pour ce franchissement, cette limite où je vous ai lié en un même temps le mépris de l’autre et de soi-même, il n’y a pas de retour. Il peut s’agir de réparer mais non pas de défaire. »

Parmi ceux qui souhaitaient le plus mettre Lacan à l’écart figurait Serge Lebovici qui avait co-signé 4 ans auparavant un pamphlet contre la psychanalyse intitulé « Autocritique. La psychanalyse, idéologie réactionnaire » dénonçant l’exploitation systématique de la psychanalyse pour masquer les conflits de classes. «Ce système d’explication, réduisant l’être à des pulsions et à leurs interdictions, à la persistance ou à la reviviscence de situations passées  inconscientes, va se dérouler jusqu’au bout. La didactique ou la cure seront dominées par l’interprétation donnée par l’analyste à l’analysé. Il existe donc un risque permanent que l’analysé adhère aux mystifications contenues dans le système de références, risque particulièrement grave dans les conditions concrètes dans lesquelles se déroule l’analyse ». Comment comprendre que le co-auteur de ces lignes puisse s’être converti aux vertus de règles aussi violemment dénoncées par lui-même si peu de temps auparavant ? Est-il tombé de cheval sur le chemin de Saint-Jacques?

La nouvelle et brillante institution, SFP, allait bon train lorsqu’après 10 ans de travail fécond (dont la revue La psychanalyse témoigne) l’absence de reconnaissance par l’IPA tracasse à nouveau ses membres. En fait le succès de Lacan, dit Melman, a pu faire ombrage à ses amis du début mais sûrement aussi la cause ambigüe de ce succès, la progression d’année en année de son enseignement. Ce serrage obstiné du réel n’a pu que provoquer l’angoisse de ceux qui entendaient vraiment devant les conséquences de cet enseignement sur leur vie et l’exercice de la psychanalyse.

Aujourd’hui que la psychanalyse lacanienne est au moins aussi reconnue que l’IPA ce besoin de reconnaissance, non pas de son travail, ce qui est bien légitime, mais par la validation de son groupe par l’institution fondée par Freud, peut paraître vaine. Mais le refus de l’IPA n’a pas été sans conséquences sur le mouvement psychanalytique puisqu’aujourd’hui, en dépit de la volonté de Lacan de se dire freudien, on oppose les freudiens aux lacaniens.

Ce n’est en effet pas par accident, nous dit Lacan, que je parle au nom de Freud et que d’autres ont à parler au nom de celui qui porte mon nom3 ». Ce n’est pas par accident puisque c’est lié à la structure du symbolique, au fait qu’il n’y a pas de vrai sur le vrai mais un trou dans le savoir d’où s’origine la possibilité d’une énonciation vraie. « Il n’y a pas d’autre vrai sur le vrai à couvrir ce point vif que des noms propres, celui de Freud ou le mien4 ».

Melman estime que la difficulté des sociétés d’analystes tient en général aux analystes eux-mêmes dans la mesure où leur pratique les met forcément en porte à faux quant aux valeurs socialement partagées. Le psychanalyste doit être un saint dit Lacan dans Télévision. Non pas faire la charité mais « dé-chariter », c’est-à-dire, selon l’explicitation de Melman, « permettre à son analysant de prendre la mesure de ce qu’il a à payer pour pouvoir jouir de son savoir ». Drôle d’expression. Qui nous rappelle que le savoir qui nous tient, nous ne l’acquérons qu’au prix d’une perte préalable. Perte qui ne se règle pas en euros. Quant à lui, il a souhaité construire un lieu susceptible de recevoir ceux qui faisaient crédit à l’enseignement de Lacan. Crédit, dit-il, se confond volontiers avec transfert mais il ne le recouvre pas forcément. Mais que veut dire Crédit qu’on voit sur nos murs en compagnie d’agricole ou de lyonnais ? Créditum, c’est ce qui est cru, du verbe credo : je crois.

Le 4 octobre 2014, au Séminaire questions cliniques j’avais l’intention d’aborder la question suivante : Ce que croit un psychanalyste. Sur quoi se fonde sa certitude ?

Je commençais en disant que certaines façon de parler du réel du nœud borroméen m’évoquaient la croyance du chrétien dans la présence réelle du Christ dans l’hostie. D’ailleurs, disais-je, j’ai fait un rêve cette nuit.

C’était une petite église d’Africains noirs dont je devais faire partie. Il y avait eu un dégât des eaux dans cette petite église africaine qui ne permettait pas que s’y déroule le culte. Et je voyais le petit curé qui sortait avec son calice et les hosties, et il allait chercher un endroit pour dire la messe. Je le regardais, et je me disais : est-ce qu’il va croire assez pour aller dire la messe en dehors de l’église ?

Croire : kredh-dhe : deux mots : Kredh, dont on ne sait pas ce que c’est et dhe : poser, mettre. Benveniste propose : « kreddhe, c’est mettre son « kred » dans une divinité impliquant restitution, confier son kred avec la certitude de le récupérer. Croire, c’est créer une créance à l’égard d’un dieu, ouvrir un crédit. » C'est une conception un peu bancaire de la religion ! Mais n’est-ce pas celle du transfert ? Il n’est guère étonnant que les linguistes ne puissent définir précisément ce Kred puisque, maintenant nous le savons, c’est l’objet a, celui dont il n’y a pas d’idée. La problème qui se pose à l’analyste au terme de sa cure didactique est que l’objet a, pas plus qu’à celui qui a fait une analyse pour guérir, ne lui sera restitué. Il pourrait donc maintenant averti s’occuper un peu mieux de son désir. Il peut aussi considérer qu’il s’est fait avoir et partir en claquant la porte. Il peut aussi se dire qu’un poste de prestige dans une association pourrait le dédommager…

Remarquons que ce n’est pas quand le fondateur est au mieux de sa forme que le retour du Kredh se pose. On peut sans trop de fatigue exploiter son travail, s’en servir dans les séminaires… L’affaire devient plus difficile quand il vieillit. « J’ai plus de mal maintenant à frayer mon chemin », avoue Lacan dans un des derniers séminaires auxquels beaucoup de ses élèves avaient déjà cessé d’assister. C’est aussi le moment où il s’autorise quelques remarques peu obligeantes sur Freud alors qu’il n’avait jamais été chiche de ses hommages5.

Après cette diversion sur le crédit, je reviens à mon propos. Melman dit donc qu’à l’origine de l’ALI il y avait le désir de  créer un lieu où de bonnes volontés puissent travailler et se faire reconnaître. Il parle du quatuor de Ste-Anne Dorgeuille, Bergès, Czermak et lui-même qui s’appréciaient mutuellement pour les positions fermes et sans concessions qui les avaient rassemblés dans le respect de l’enseignement de Lacan même dans un milieu défavorable.

Pourquoi association et non pas école ? C’est qu’une école suppose un rassemblement autour d’un enseignement. « Il ne m’a pas semblé, dit-il, que j’étais en mesure d’apporter eu égard à l’enseignement de Lacan un enseignement original et neuf comparable au sien ».

Néanmoins les 20 ans de son séminaire ont joué un rôle « fédérateur » évident qu’il se reconnaît. Vous avez la possibilité de l’entendre directement sur les raisons de son retrait. Il est certain que l’absence aujourd’hui de son séminaire se fait sentir sur la cohésion de l’ALI. C’est d’ailleurs pourquoi il est prévu cette année un séminaire tenu tour à tour par les anciens présidents et quelques autres qui aurait un peu cette fonction fédérative.

L’avenir de la psychanalyse est certes plus important que le devenir de telle ou telle association. Mais il ne se fera pas sans l’existence active d’un travail au sein d’un groupe capable d’en juger la rigueur et la pertinence. Il ne s’agit pas seulement d’étudier les textes fondateurs et de les transmettre à la postérité. Cela peut se faire à l’université. Et malgré tout, c’est indispensable que la psychanalyse y garde une place. Pour nous cette étude des textes fondateurs est nécessaire pour tenter de rendre compte du réel sur lequel ils butent. Ce n’est qu’à se tenir sur ces bords que quelque chose peut en venir à l’analyste. Mais où est-il ce bord ? C’est un bord double qui prend en même temps dans sa première boucle une butée de la cure et dans sa deuxième une question en suspens de la théorie. Si la pince que font ces boucles retient l’obscur objet d’un désir de l’analyste, il se peut que ça apporte  quelque chose.

Si la vie des institutions analytiques n’est pas un long fleuve tranquille, c’est bien à cause de la duplicité de ce bord où le désir de l’analyste est engagé. Qu’il s’en dégage et la cure se rabat sur un rite codifié. C’est le malentendu de 1956. Lagache dénonçait le clan des « sans principes » pour leur autoritarisme non démocratique. Lacan, lui, voulait soulever la chape conformiste6 qui s’abattait sur les post-freudiens au détriment du désir de l’analyste. 10 ans plus tard, beaucoup de ses amis et de ses propres élèves préféraient  accepter de l’écarter de la liste des didacticiens pour pouvoir enfin être reconnus par l’IPA.

1 Pour info :

Frais d’inscription à l’Institut en 1953 : 15 000 frs soit l’équivalent de 300 euros 2018

Droits d’accès aux séminaires cliniques : 500 frs à 1000 frs (10 à 20 €) par séance selon les cycles.

Sachant qu’en 1953 le salaire moyen mensuel était environ pour un cadre supérieur de 13000 frs soit 1100 €, pour  un cadre moyen  de 7000 frs, soit 550 € et pour un employé  de 4400 frs, soit 370 €, les frais d’inscription représentaient plus d’un mois de salaire d’un cadre supérieur homme, deux mois de salaire d’un cadre moyen, plus de trois mois de salaire d’un employé, somme à laquelle il fallait ajouter les droits d’accès aux séminaires cliniques

2  Sacha Nacht et sa femme étaient des amis intimes des Lacan.

3 L’objet de la psychanalyse

4 Id.

5 Par exemple à la fin de son article La direction de la cure :

« Homme de désir, d’un désir qu’il a suivi contre son gré dans les chemins où il se mire dans le sentir, le dominer et le savoir, mais dont il a su dévoiler, lui seul, comme un initié aux défunts mystères, le signifiant sans pair : ce phallus dont le recevoir et le donner sont pour le névrosé également impossibles, soit qu’il sache que l’Autre ne l’a pas, ou bien qu’il l’a, parce que dans les deux cas son désir est ailleurs : c’est de l’être, et qu’il faut que l’homme mâle ou femelle, accepte de l’avoir et de ne pas l’avoir, à partir de la découverte qu’il ne l’est pas. 

Ici s’inscrit cette Spaltung dernière par où le sujet s’articule au Logos, et sur quoi Freud commençant d’écrire, nous donnait à la pointe ultime d’une œuvre aux dimensions de l’être, la solution de l’analyse « infinie », quand sa mort y mit le mot Rien.»

6 On peut consulter le règlement de l’analyse didactique et de la scolarité à l’institut de psychanalyse (mai 1953) dans La scission de 1953, op.cit.


B.Vandermersch